lundi 4 janvier 2010

Recueil de nouvelles: les pensés d'un fou.


I- Au parking

Le fou est celui qui a perdu la raison, ou bien qui ne la jamais eu. La raison, c'est à dire? Je ne sais pas trop, J'essaye de savoir où elle se trouve depuis bien longtemps, et quand il me semble l'apercevoir au loin, elle se dérobe sous mes pieds et s'éloigne de plus belle sous d'autres auspices. Je la pleure et pourtant, elle ne m'aime guère, cette raison. J'aimerai tellement l'apprivoiser, la prendre dans mes bras et l'embrasser de toute mes forces. Mais elle n'est pas une personne, mais non! Pour moi, c'est, surtout une façon de penser et de se sentir vivre. Comment puis-je en être sûr? Car on ne peut comprendre l'âme d'une chose que lorsqu'elle nous manque, dès qu'elle nous appartiens elle disparaît sous nos yeux bien que la substance y soit. C'est donnant, donnant! Ainsi la matière se sacrifie perpétuellement, et sous nos yeux, dans l'unique but de nous servir. J'en conclus donc, que nous sommes des meurtriers en puissance.
La volonté de puissance! voilà ce que nous ne sommes pas. Car pour vouloir la puissance, il faudrait déjà savoir ce que cela peut bien être. La puissance induit la mort subite et provoquée, car qui dit puissance dit énergie, qui dit énergie, dit « oxydation » consumation, et personne ne veut mourir. Pas même les objets, qui n'ont rien demandés par ailleurs. Nous ne sommes donc pas volonté de puissance. Mais volonté de vouloir la puissance, sans même parvenir à la vouloir directement. C'est la volonté des dépressifs. Car vouloir vouloir, c'est déjà faire l'effort d'une volonté, c'est donc un fait. Mais pas celui que nous croyons. Car il est interposé.
Donc pour être dans la raison, il faut vouloir vouloir, sans vouloir directement. Car vouloir directement s'est se mettre en face de « choix » cornéliens qui me mettraient dans l'embarras de l'action. Cette action, que nous décidons, malgré tout car il nous faut bien vivre tout de même. Mais il faut faire attention. Car il y a le nécessaire, et le superflu. On dira donc raisonnablement qu'il y a volonté, lorsque le choix est optionnel, non obligatoire, c'est à dire lorsqu'il est libre. La raison est donc opposée à la liberté du choix, il nous enchaîne à la nécessité. Nous comprendrons ainsi pourquoi, en réalité, peu de nos actes sont réellement libres. Et lorsqu'ils le sont, ce sont la plupart du temps des actes de folie. Ainsi, et de façon imagé, on peut dire que celui qui est fou, aura tendance à faire passer le dessert avant le diner, faire des choses incohérentes, voir même absurdes, car ce qui n'est pas nécessaire, et n'a aucune utilité matérielle ou symbolique (ex: une oeuvre d'art) n'a aucun sens. Il est utile de voir ici à quelle point la notion d'utilité est relative ici. Car tout le monde trouvera sa propre utilité. Tout cela est propre à nos esprits et à notre environnement. Il est donc important de parler ici de sens commun. Concept encore plus flou, mais dont on comprend aisément le sens général, ce qui est un avantage. Le fou sortira donc de l'utilité commune pour se créer ses propres nécessités sans réel rapport avec la précédente, mais suivra tout de même une logique, propre et inhérente à la personne concernée. Cette personne n'est donc pas totalement folle pourrait t-on penser, et à tort. Pourquoi? Car cela suppose la conscience de l'acte en lui même, et de sa signification dans l'absolu. La conscience de l' acte déterminera donc l'état de folie, et même la nature de la folie, si folie, il y a.
Le fou serait donc un inconscient? Oui. Alors pour être raisonnable, il s'agit d'être conscient de ses actes. Le problème arrive quand la conscience se dérobe ou n'existait pas au préalable. Ainsi, aucun de nous est à l'abri de ce fléau. Pourquoi? Car la conscience a tendance à s'annihiler, car le fait de se rendre compte que l'on existe est fatal pour nôtre être. Se regarder dans un miroir et se dire je suis provoque l'anéantissement du fait d'exister de par le fait du non-sens du terme dans son ineffable perpétuité. C'est la mort dans l'âme que nous nous apercevons de la vacuité de notre d'existence et de la conscience de cette existence qui elle même s'efface, face à l'ineptie du soi. La prise de conscience n'est donc pas toujours bonne à prendre. Et c'est pourquoi la principale activité et préocupation de l'homme depuis non pas toujours, mais depuis le superflu, même s'il a du mal à se l'admettre, est de se « divertir » pour échapper à cette conscience. Le divertissement aura pour effet de dissiper tout malaise qui aurait pu s'insinuer dans ce vaste marasme qu'est la vie. Le but ultime est apparent de tout ce ménage étant de se reproduire!? Car vivre pour se survivre tel semble être le destin des hommes.
Ainsi lorsque Ahmed décide de s'adresser aux voitures du parking de la gare, cela ne lui parait pas abhérent. Quoi de plus normale que de saluer des compagnes toujours fidèles au poste, toujours souriantes, toujours polies. Pour elle, jamais de violence, jamais d'incertitude. Elles étaient là un point c'est tout, attendant sagement que leur « maître » vienne les délivrer de la catalepsie dans laquelle elles sont injustement jetées du matin au soir.
Toutes alignées au garde à vous, elles ne sont pas ingrates, elles semblent s'être données rendez vous pour tenir une discussion autour d'un verre de thé. Rien de plus agréable de voir d'un point de vu humain. Toutefois, cet aspect contraste avec le paysage morne sur lequel elles se détachent. En effet, ce qui caractérise une gare, c'est son aspect de métal rouillé, et de pierres sales ... C'est la ville, toujours proche, c'est la circulation, une impression de chien mouillé et de restes de chien mort provoquée par la présence du goudron, qui excepté l'été a l'impression d'être constamment humide. Les voitures, comme des carcassent, gisent sur le seuil de cet immondice, produit de la nature humaine. Le beau et le laid se côtoient dans ce monde, les roues des grosses berlines et petites citadines écrasent le bitume qui sous l'effet de l'érosion et se déploient en milliers de particules de gravats, si caractéristiques de nos villes.
Ahmed regarde le sol d'un air pensif, lui a toujours fait attention à ces détails en apparence insignifiants, mais pas pour lui. Il s'interroge: Pourquoi avons nous tant tendance à mépriser le sol sur lequel nous marchons? Pourquoi fouler d'un pas hautain et distant, cette terre nourricière qui nous a pourtant tout donnée? Le bitume est l'ultime avanie de l'homme, est le symbole de son plus grave pêché, l'orgueil, cela en recouvrant la terre de ses propres déchets. Pourtant, çà et là, elle retrouve ses droits, et repousse dans les fissures, ou les lieux mal goudronnés sous forme de mauvaise herbe, voir quelques fois de pâquerettes, ou bien de coquelicots, bien téméraires toutefois. C'est mélancolique et plein de ressentiments qu'il passe par ce lieu où souffle l'esprit de la médiocrité. C'est un lieu de passage . Pour lui et pour les autres, c'est à dire tout le monde. Les seuls rescapés de cette hécatombe étant les voitures. Une voiture ayant forcément un propriétaire, c'est donc aussi une partie de son âme que ce dernier laisse, malgré lui. Oui, malgré eux. Car Ahmed sait que ces bonnes gens ne viennent pas par altruisme, ces engins sont le produit de leur égoïsme, et à chaque fois qu'il voit une personne à son volant, il ne peut s'empêcher de penser à la monstruosité de sa propre espèce. C'est le regard avide, purement intéressé que nous conduisons nos autos. Quoi de plus rapace, de plus chacal, qu'un conducteur? La course contre la montre débute dés le démarrage. Monsieur ou madame s'étant âprement battu pour trouver la sacro-sainte place. Une fois sur la route, il s'agit de se mettre en rang et de gagner du territoire en doublant, en collant. Tout cela Ahmed le sait très bien, il conduit lui-même, et il lui est même arrivé de ressentir l'adrénaline monter lui, c'est un des plus bas instincts qu'il n'est jamais eu. Ce qui le dégoute profondément, car l'automobile fait manifester chez nous le subconscient, car la conduite, tout comme l'écriture, constitue une émotion à l'état brut dont la graphologie permet de saisir la personnalité au vif.
Ainsi Ahmed est un fou. Nul doute qu'il le soit, car rien ne lui fait le plus plaisir que de l' entendre dire. La folie ne doit s'expliquer, elle se justifie par elle même sans raison, sans but. Ce concept lui plais bien. Il sera donc fou de profession de foi, car il l'a décidé. Alors, qu'il en soit ainsi.
D'où vient t-il? Il vient de chez lui. Comme des milliers de péri-urbains habitants le Languedoc-Roussillon, il appartiens à ce que l'on appelle communément la classe moyenne. En réalité Ahmed n'est pas si originale que cela. Vivant encore chez ses parents, il se rend à Lunel tout les jours depuis de nombreuses années pour ses études, comme beaucoup le font. Ses idées s'expliquent ainsi facilement .Un étudiant, voici l'explication... Ce doit être un idéaliste tout simplement. Il n'est donc pas original. Il n'a rien d'impressionnant, il est même petit pour son âge. Toujours débraillé, il donne l'impression d'un écolier sorti de quelque école primaire. Manches trop longues, manteau qui tombe d'un côté, ainsi que des lunettes qui semblent animer le bout de son nez , mais le duvet de sa barbe rappel son âge. La maladresse et l'oublie constant le caractérise. Son mépris de soi et des autres est le fruit de son expérience de la vie et de la principale conclusion qu'il en a tiré: tout n'est qu'intérêt. Le rationnalisme dans lequel nous vivons, n'est qu'un moyen de s'approprier le monde qui nous entoure est de l'aliéner. Ahmed n'est pas seulement un idéaliste, mais un idéaliste-fataliste. Tout geste étant intéressé, il aura tendance à marquer le territoire. Cette observation ne s'est jamais démentie, quelque soit l'acte accompli. Cherchant toujours plus loin les limites de ce phénomène et cherchant lui même à le démentir, par contre exemple, il s'aperçut que ces limites se situaient bien loin en vérité. Seul quelques personnes, généralement en marge de la société ont trouvé une voie intermédiaire, ce sont ceux que nous appelons fou, et les faibles d'esprit. Les religieux ne l'appliquent pas, car leur but intéressé est le paradis au travers de la transcendance .Il a donc choisi d'appliquer la doctrine de l'acte gratuit et l'intérêt absurde, faute de mieux.
Dans cette perspective, parler aux voitures semblent un bon départ.
Il commença par faire connaissance avec ces dames. Les croiser tout les jours pour créer un climat de confiance réciproque. Puis de jour en jour, il se familiarise. A chaque passage au parking de la gare, son regard embrasse langoureusement toutes les voitures. Il les reconnaît. Il y a tout d'abord la petite Aixam, voiture sans permis, mais si mignonne. Toujours à la même place, Aixam est très matinale. Il y a freelander II, un gorille jouant dans la catégorie des poids lourds, un pdu moins matinale toutefois. Il y a la renault, dont la couleur bleu s'étiole, mais en fleur sur son rétroviseur. Il y a la 205 rouge, la citroën zx. Il les caresse a une pensée pour eux. Un jour, il se décide de les marquer, comme pour leur donner une image pour bonne conduite.
Chaque jour, rendant visite à ses voiture, Ahmed perd le sens des réalités. Il cherche à comprendre le secret de ses voitures. Son espèce était-elle capable de communiquer avec la matière pure.Un coup d'oeil suffisait pour répondre à cette question, dont la plupart des gens savent qu'elle n'a pas de sens. Mais Ahmed, s'abstenait de donner des réponses toutes faites. Il savait observer. Il murmurait à l'oreille des mouches, et des fourmis.D'une infini patience, il s'abstenait de comprendre, il était ouvert. Plein d'amour! Il voulait apprendre à ne plus être lui même, à oublier les malheur de ce monde.
A 18 heures, les voitures se meuvent. Il les regardaient. Mais voyait de moins en moins, les personnes qui montaient à l'intérieur. Leur mouvement étaient si prévisibles, qu'il avait prit l'habitude de les ignorer.à quoi bon les regardaient. Pourtant il prenait le train tout les jours? Il avait appris à les apprivoiser. Ils étaient ce qu'ils étaient, il était ce qu'il était. Un mot, des palabres sortaient de leurs bouches.De l'air putride. Un goût de poustillon mélangé au reste du repas de midi, et du café pris entre deux heures de travaux ou de courses, à Montpellier Saint Roch. La capitale de la région. Au polygone on y trouvait les plus important équipements culturels faisant la fiertè du présidentGeorges Freche. Un bon gros lard. Mais leur lard! Un vieux surdoué aux aires blafard de chien battu, menton et ventre pendants qui dépassait de sa chemise. Son costume ne lui allait plus depuis quelques années. Ses gestes n'étaient plus si assurés, la mort risquait de poindre. Mais sans doute n'y croyait-il plus, il l'attendait sereinement, et voulait crever au combat, servant sa patrie. Une patrie d'hommes pourris, et pervertis par la nature..
D'un autre côté, celui de la matière, si pure, si vive, mais inerte, des deux côtés, lequel choisir?
Lequel?! Putain!!! Répond moi saloperie d'Bagnole

Lequel des deux est bon?
La voiture semblait me regarder d'un oeil torve. Pourquoi n'exprimait-elle pas ce qu'elle avait sur le coeur? Je m'approchait d'elle tentant de saisir l'insensible, l'incompréhensible. Par ici, viens me voir!
Mais elle ne comprenait pas.
Sens tu ma présence?
Ceci la laissait de glace.
Peux tu me sentir?
Elle ne répondit point.
Les roues étaient d'un noir étincelant, dure et ronde, elles symbolisaient la maléabilité du caoutchouc. Un caoutchou tout mou. Non, dure, renforcé par de minces filets d'acier. Mince, mais solide.Il caressait lentement les courbes tracés par les sillons sinueux des rainures. Laissant une trace noir sur sa main. Laquelle il contemplait, et se délecter. Un brouhaha de noir. Une saleté bien poétique.
Sa face était de marbre son expression de bronze, rien ne pouvait la troubler. Etais-je dans l'innéfable abrutissement? Ce miroir déformant de l'imbecillité?Pourquoi continuer? Pourquoi m'arrêter? Ces jugements de valeurs méritent-ils d'être prononcés? Immobile, elle m'indiquait mes piètres erreurs d'être humain.La pensée conduit au perpétuel abrutissement. Seul la "tranquilité" compte dans ce monde physique.
J'avais un pied de trop. Celui qui me mettait face à la crédulité. Celle de croire que des mots sortis de ma bouche pouvait avoir du sens. Seul, nous sommes seul!
Par ici, viens me voir !
Je m'assis au sol, sentant sous mes jambes, le dure, la vie de la matière fécale, produit de l'abjection. Me parlait-il?

je sais ce qu'il me reste à faire. Ici dans la gare, le train va passer. Je vais rejoindre la perfection du monde des "structures du vide"un monde où personne ne s'adresse, ni s'occupe de quoi que soit. Un monde où les murs sont silencieux, où des regards nous scrutent dans un impénétrable labyrinthe de legos qui s'enchevêtrentà l'infini. Cet ADN du néant. Je le touche du bout du doigt sans reconnaitre les firmaments de l'obscurité. Je m'approche du bord. Le train siffle d'un coup grave, reflet du métal revêtement dont il est faitLe basculement, ne dure pas, il est si intense, que j'oublie de reconnaître l'existence.

L'oublie.

mercredi 2 décembre 2009

Les structures du vide en action



Toujours en cohérence avec moi même et mon sens (aiguë!) de l'observation, j'ai pu constater ces derniers temps, quelques changements sensibles dans le comportement des hommes vivant en société à Montpellier et sa banlieue disons. Soit 20 ou 30 kilomètres à la ronde, ce qui comprend aussi notre bonne vieille ville de Gallargues-Le-Montueux d'après ce que j'ai pu observé. Peut être plus encore, est-ce symptomatique de la France profonde, comme on dit?
Petite anecdote avant.
J'ai remarquer l'importance du port de chaussure chez les adultes en tant que marqueur social. Plus je voyais de gens passer en face de mois, plus ma théorie se confirmait. Un vieux ou un jeune, me dis-je? Un vieux portera systématiquement des chaussure, du genre similicuir, petites bottines, les fameuses godios du cowboy camarguais sans les éperons. C'est assez moche. Tandis que les jeunes, portent systématiquement des baskets. Après avoir parcouru le quai de long en large à l'affut du moindre isolat pouvant infirmer « ma règle », j'ai pu constater que tout ceci se tenait, et se tient toujours d'ailleurs. C'est une découverte sociologique de premier plan ! J'ai aussi pu m'apercevoir que l'adoption de chaussures se faisait progressivement, et qu'il existait, un genre d'âge de transition ou les gens portaient des baskets-chaussures entre les deux. En voyant mes Reebok au pied, j'ai pu m'apercevoir que je faisait parti de cette catégorie. Inconsciemment
Une véritable trouvaille. En attendant à la gare, ou ailleurs, je passe le plus clair de mon temps, non pas à réviser ou faire pour de semblant de lire pour me donner des airs comme le font certains. Mais à fouiner dans mon entourage. Cette gare bien mystérieuse, quoi que je la fréquente depuis prés de 6 ans maintenant, semble être un microcosme, un champ idéal pour quelques commentaires.
La gare de Lunel! En réalité C'est la mortification incarnée. Mornes rails, mornes quais, mornes caténaires, mornes gravas, car les quais sont remplis de gravas entre le gris et le noiratre. Tu peux taper dedans, c'est du vrai! Seul une ligne blanche, la courtoisie entre vous et la mort nous sépare de la ferraille et la caillasse. A noter la consistance de cette caillasse, qui a tendance à être poisseuse au niveau des quais. Ce qui s'explique facilement de par le fait qu'il arrive parfois que les gens urine dans les toilettes de trains en arrêt, malgré le fait que ce soit interdit. Je mentirai, si je disais que l'on y trouve des rats aussi. Ceux-ci ont plutôt tendance à vivre dans des lieux couvert, et ou la nourriture est plus abondante, comme à la gare de Montpellier. Car la-bas, en plus d'y . A savoir qu'il circule quelques histoires de temps à autre d'une dame ou d'un type qui ce serait fait aspiré malencontreusement par un train passant par là. A ce sujet, je pourrai vous raconter qu'un de mes amis de collège, un dénommé Florian, c'est fait « explosé » à un arrêt de là, voici quelques temps. J'ai juste un regret pour lui, celui qu'il n'est pas eu son bac. Je me dis tout le temps, c'est pas possible mon gars, tu peux pas mourir sans avoir passé ton BAC! Tout mais pas ça. Moi, je l'ai mon bac, je peu crever tranquile. Mais toi, si prés du but. Je te vois révisant cette année, en te disant: voilà, bientôt mon bac. Mais non, ta pas eu ton bac mon vieux, fallait pas faire le con, fallait avoir ton bac (et puis c'est tout) .Et la playstation 3, tu la jamais connu, tant mieux, comme ça tu me nargueras pas avec. La Xbox360 non plus tu l'a pas, le dernier Harry Potter, cette daube. La guerre en Irak... Barak Obama. Sarko, la crise... Non, la tu n'as rien raté.
Bon alors, je me plaint, mais récemment, la gare a été refaite. Ce qui signifie, en gros, qu'on a du se geler à l'extérieur pendant plusieurs mois. Il fallait voir l'intérieur, le plafond menaçait de s'éffondrer. Va savoir s'il n'y avait pas de l'amiante la dessous. La gare est refaite de l'intérieur, nous avons de nouveaux TER désormais (ils sont gérés par la région désormais). Une dame du midi libre est même venu faire une interview à deux tondus qui étaient ici par hasard. Deux vieux qui ne connaissent rien à la gare et qui apparemment étaient ici pour la première fois ici. Mais. si cette jeune journaliste m'avait demandé mon avis, je lui aurai dit qu'ils auraient du conserver le blason de la ville de Lunel à l'intérieur, ainsi que celui de la France RF qui trônait sur la devanture, qui, quoique rouillé et en mauvais état, faisait parti intégrante du style et de l'histoire de cette gare. Mais ils n'ont pas jugé utile de les conserver. Pourtant cette gare a une histoire. Mr Gourgas, qui n'est qu'un gallarguois lui aura rendu plus hommage que quiconque à Lunel. Car, peu de gens le savent peut-être, mais Napoléon Bonaparte est passé par Lunel, ceci en tant que candidat à la présidence de la II ème République en 1848. Gourgas le rappel si bien dans sa promenade dans le passé gallarguois. Une de ses petites anecdotes, semblables à des digressions, mais qui e fait n'en sont pas, on trouve l'histoire de la venue du futur prince président en campagne. Ce dernier avait fait l'honneur de passé dans la région! Empruntant la ligne Montpellier-Lunel qui existait déjà. La compagnie s'appelait alors la compagnie P.L.M (Paris,Lyon, Marseille). Napoléon empruntait ainsi un train qui s'arrêtait sur le trajet dans toute les petites villes entre Montpellier et Lunel. Il devait venir à midi, pour le repas. Se faisant attendre, toute la galerie qui était venue l'attendre est partie petit à petit, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le gardien de la gare. Bonne nouvelle pour lui: Napoléon a diner chez lui. Comble de tout, on apprend que ce dernier était un fervent « républicain »! Ce dont il fait par à ce dernier. Mauvaise nouvelle pour lui. Il devra attendre ses derniers jours pour la voir revenir triomphante. Alors, le RF sur le fronton de la gare, ce n'est pas seulement une lubie. Il fait aussi parti de notre histoire.
Peu importe, je suis toujours sur le bord du quai, et j'attends le train. Le monde s'accumule petit à petit. Ça se tasse d'autant plus que « la voix » se met à nous avertir de l'arrivée imminente du TER, n°876412. Généralement a ce moment précis l'attente varie de 3 à 5 minutes. Nous rentrons, tous en même temps. Voici un acte de grégarité en plein action, véritable mythe fondateur de l'homme moderne. Une fois à l'intérieure, les réflexes continus à prendre le dessus. Vite, une place! Que dis-je une place. Elle va vite devenir, ma place! Mes royales fesses vont s'y déposer, et s'y reposer, se dorloter, lacher quelques gaz parfois, signe d'une détente complète et d'un territoire marqué. C'est l'occasion pour certain de rouvrir son ouvrage, et de laisser passer le temps perdu. Un temps considéré, à juste titre, peut-être... Par certain comme temps « non-grata », et qu'il faut nécessairement occupé, mais qui est en réalité perdu. C'est un de ces fameux temps vide, de l'effet tunnel. En réalité, ce temps vide est constitutif de nos vies, mais généralement trop court pour que l'on puisse en avoir conscience. En avoir conscience, le rend d'autant plus détestable! C'est pourquoi, et comme d'habitude on ritualise le quotidien, pour marquer le passage d'un état vers un autre. On en a donc fait un espace de temps « semi-libre ». Libre dans le sens ou l'on peut se permettre de le prendre, mais pas tout à fait, car l'espace et le temps disponible sont limités. De plus , il s'agit de vivre en société, donc, la retenue est de mise. Lecture, sieste au regard mi-ouvert, dans l'attente inespérée de la fin du monde!
C'est à dire, la fin du monde? Celle d'un homme, ou celle d'un animal qui remu dans tous les sens. La question de la conscience se repose ici en terme éthique et morale. Donner du sens au choses, même si elles n'en ont pas. Le temps vide, se doit donc d'être rempli. Rempli de haines et de tristesse, d'indifférence ou de jalousie.

mardi 25 août 2009

Gallargues sur Wikipédia: tout est beau tout est jolie!

Si vous faites des recherches sur Gallargues le Montueux (et non galargues avec un L dans l'hérault) vous risquez fort d'être déçus.
Vous tomberai d'abord sur le site officiel de la camargues et de du canton rhôny-Vistre-Vidourle.
Car gallargues, c'est avant tout un piège à touristes. Et oui! Pourtant c'est nul Gallargues, le paysage est moche, l'urbanisation envahi tout, les gens sont méfiants et les vieux sont radins (je vous présente Mr Mira, vous allez voir).
Sur ces sites internet mis à part un rapide, mais pompeux (vraiment POMPEUX!) rappel historique, on vous vantera l'esprit de Gallargues, les courses taurines, son côté moderne , c'est l'usine à carton qui sert à faire travailler les ouvriers et maintenir un electorat de gauche (modéré) et puis de parler de la vigne.

L'article de Wikipédia est l'archétype de ce genre de description. Qu'il est facile de pirater!
Alors donnez vous y à coeur joie, qu'un vent d'anarchisme souffle dans les chaumière de cette ville embourgeoisée.

Tout cela n'est que mensonge. Venez y et vous serai déçus de l'accueil.

Un avant projet qui a fait couler de l'encre.

L'avant projet de dérivation du Vidourle fut une perspective titanesque, comparable aux jardins suspendus de Babylone à l'échelle de notre ville. Ce qui aurait probablement eu encore des conséquences de nos jours si il avait eu cours.

Imaginez!

Un réseau de canaux prenant sa source au Vidourle à la Roque d'Aubais et s'étendant sur une dizaine de kilomètre en passant par les vignoble d'Aubais et de Gallargues pour finir sa cours dans ce fameux Vidourle au niveau du pont de Lunel. Son but: tout noyer sous des trombes d'eau durant la saison hivernal, durant quelques jours à plusieurs reprises pour asphixier l'insecte. Prés de 800 hectares inondables prévus!

Mais ce canal ne fut pas, bien heureusement, car à peux prés au même moment, et non loin de là, on avait trouvé un remède plus efficace et moins coûteux au maléfice.


Plan général de l'avant-projet représentant le futur trajet du canal de dérivation du Vidourle.
D'après Mr Duponchel, ingénieur des ponts et chaussés à la retraite. 1882.

Le phylloxera à l'origine de la place de la bascule.

Mes recherches sur le phyl1oxera dans les archives gallarguoises mon permis de faire quelques découvertes intéressantes. Une a plus particulièrement a attiré mon attention, car elle concerne son patrimoine. Un emplacement que je connais on ne peut mieux, car cela fait des années que je le fréquente pour prendre le bus... Sans vraiment en connaître les origines. Jusqu'à aujourd'hui, tout cela grâce à une drôle de petite bête. Il est vrai qu'elle a fait des dégâts considérables, surtout dans notre région.

D'ailleurs, savez vous qu'elle est toujours présente? Car en faite c'est elle qui a gagné! Aujourd'hui nos vignes ne sont françaises que de nom. Si nous nous avisions à replanter sans greffe ou porte greffe, cet insecte aurait vite fait à nouveau de nous les dévorer.



Voici la délibération original du conseil municipal,qui va initier l'établissement de la Bascule de Gallargues.


L'assemblée

Considérant que la destruction de nos

vignes par le phyl1oxéra a changé totalement le produit

de nos récoltes, que ce produit ne consiste, aujourd'hui,

presque exclusivement qu'en fourrages, que pour la vente

de ces fourrages une Bascule ou poids public est

indispensable.

Décide qu'il va consacré une somme

de quinze cents francs à la création d'une Bascule,

à l'effet de peser les fourrages qui seront transportés

hors de la commune sur les marchés avoisinants [...]

-Archives Grand Gallargues,série D n°13 délibérations 1876-1888. Séance du 7 Juin 1877


Conclusion

L'ensemble de ces transformations vont s'initier après la crise du phylloxera sous l'impulsion du chemin de fer et de l'agiotage dans le milieu viticole lors de la reprise. Au lieu de revenir à l'ancien mode de production du vin reposant sur le procédé de la distillation, les gallarguois ont choisi la production en gros comme toute la région environnante soit disant passant. Cette uniformisation de la production du vin va entrainer sa perte. Et la démonstration de 1907 ne tarde pas à venir démontrer les faiblesses de ce type de production! Mais ce n'est pas assez, car il semble d'après Gourgas, ainsi que d'après les archives du Grand Gallargues, que la ville ait réussi à se remettre assez vite de cette crise. Les choses ne vont pas en rester la, mais il y a la grande-guerre. C'est la première pierre d'un autre changement social d'une toute autre importance, la révolution féminine est déjà en marche! A Gallargues les choses se dégradent, car si au XIX ème siècle l'éducation fut une des grandes priorité des gallarguois, il semble qu'elle le soit un peux moins pour les générations suivantes selon Gourgas. Aujourd'hui le mal est réparé, et une attention particulière est accordée aux locaux de l'école maternelle toute neuve, et de l'école primaire, désormais rénovée, et agrandie pour faire face au défis démographiques des années à venir. Et les vignerons? Et bien ils doivent faire front à la crise du nouveau millénaire, face à un marché mondialisé, que faire? Il faut en revenir aux fondamentaux, la crise est compliquée, mais les solutions pourraient être bien plus simple que l'on croit. Rappelez vous, avant le phylloxera, les vignes, et les vignerons avaient leurs personnalités, leurs spécificités. ça faisait leurs qualités et leurs forces! Pourquoi pas la notre?

Les mutations de la fin du XIX ème

III-Des changements conséquents: la fin de l'ancien Gallargues.


Les changements au sein de l'agriculture gallarguoise va par un effet d'entrainement avoir des conséquences sur toute l'activité du village, tout ces petits métiers (même si les gens n'en n'ont pas encore conscience sur le moment) et les modes de vie qui s'y rattachent vont disparaître progressivement entre le début du XX ème siècle et la fin de la seconde guerre mondial..


La fin de la charité.


La période qui s’étend de 1870 à 1907 est d’une importance capital dans la prise de conscience du groupe dans un sens particulier. Celui de la pauvreté. Les explications générales que je vais vous donner à ce propos, n’en soyez pas étonné, sont tirés d’un ouvrage de Pierre le Guérinel1:

Avant le phylloxera, la vision de la pauvreté est traditionnelle. Elle se caractérise par deux éléments : elle fait l’objet d’une approche plus religieuse et moral qu’économique ; d’autre part, le pauvre joue un rôle dans un édifice social qui lui réserve sa place. Le visage de la pauvreté est ambivalent, c’est à la fois la vertu et le vice. Ce faisant, la société chrétienne distingue une bonne et une mauvaise pauvreté (je ne vous ferai pas l’insulte de remonter jusqu’aux hôpitaux généraux). La première est « la pauvreté affective » celle qui guide les ordres mendiants, à l’image de St François d’Assise. La seconde est la pauvreté effective et subie. C’est à cette pauvreté que je m’intéresse dans mon devoir. Mais elle conduit à diviser les pauvres en deux catégories : les « bon pauvres » atteints par la misère et la déchéance physique. Qui ont le droit à l’assistance l’hospitalitas. Les « mauvais pauvres », c'est-à-dire les valides qui pourraient travailler. Ces derniers sont disqualifiés socialement, d’ailleurs il faut voir de quelle façon il sont nommés dans la liste nominatives des dénombrements (c’est horrible ! ). Ces derniers n’ont droit qu’à la Liberalitas, c'est-à-dire l’aumône du passant. Dans cette société la pauvreté subie est considérée comme contraire à la nature, on doit au pauvre la caritas, c'est-à-dire la charité, plus tard sécularisé en assistance. Celle-ci est avant tout d’essence religieuse, et elle a une signification particulière dans un bourg protestant ou l'esprit d'entraide a du jouer un rôle important face à l'adversité. C’est ici que les choses deviennent intéressantes. Car cette logique était pratiqué jusqu’au milieu du XIX ème siècle, notamment au travers des institutions religieuses comme les ateliers de fabriques, les bureaux de bienfaisance, ou parfois par l’institution communal dans les ateliers de charité. Mais je pense que même dans ce cas la pauvreté est restée marginale, et soutenu par un esprit d'entraide communautaire et informel. Quand je fais la distinction entre les institutions religieuses et communales, je ne pense pas qu’elle soit pertinente jusqu'à la sorti loi sur la laïcité dans le courant en 1882. La s’arrête les subventions de la mairie au culte religieux de façon rédhibitoire tout du moins jusqu’au début du siècle dernier.

Une forte conscience de groupe.



Avec l’arrivée du phylloxera, la population gallarguoise se trouve confrontée pour la première fois à une indigence d’une toute autre ampleur. Tout le monde pouvait être touché ! Dans ce cas les solutions apportées ne sont plus les mêmes. La seule solution c’est de s’unir et de serrer les coudes. Bien évidemment, trouver des traces de cela dans les archives n’est pas une masse à faire, car il est évident que nous sommes encore dans une société de tradition orale . Tout ce fait encore d’un commun accord tacite, sans qu’il n’y est besoin qu’on le mette par écrit, d’autant plus que cela ne se faisait pas (pas toujours). Toutefois, j’ai pu trouver des informations concernant la création de syndicats durant cette époque. Mais aussi d’actions de la municipalité pour tenter d’occuper cette masse d’indigents durant la saison morte. On leur faisait ramasser des pierres dans des carrière, voir même aux ouvriers de bourgs voisins comme Vergèze par exemple. Bien entendu c’était les contribuables, les plus imposés en particulier... Qui payaient la note ! Mais c’était de bon cœur. L'esprit d'entraide protestant y était certainement pour quelque chose, et ce point mériterait d'être éclairci. La municipalité faisait comme elle pouvait. Le syndicat fut plus un moyen pour attirer les subventions de l’Etat qu’autre chose à mon avis, les gallarguois n’étaient pas dupes. Elle est aussi un révélateur de cette conscience d’appartenance à un « groupe », à une classe. Bien large car elle s’étendait à tout les villageois. Pas de gros propriétaires, ensemble assez hétéroclite, ceux qui n’étaient pas uniquement propriétaires effectuaient divers métiers, et habitaient parfois à l’extérieur de Gallargues ( par exemple je suis tombé sur un qui domiciliait à Remoulins). Cette conscience dont je vous parle est apparue dans le courant des années 1880. Initiée par l’engouement de l’avant projet de canal de dérivation du Vidourle (1882-1883) que j’ai découvert grâce aux conseils de Atger.

Voici quelques calcul simples faits sur la liste des adhérents à l'exécution d'un canal d'irrigation et de submersion dans la commune de Gallargues pour vous donner une idée de la chose.

le 25 Juin 1882.

Nombre d'adhérents: 271

Nombre d'hectares: 476,75

Moyenne (en hectare): 476,75/ 271= 1,76

Ecart (en hectare) entre le plus gros et le plus petit propriétaire: [18-0,15].

Ce projet, plutôt devrais je dire cet avant projet a été rédigé par Mr De Cauquis ingénieur des ponts et chaussés à la retraite, et votre ancêtre Mr Gaston Gourgas y étaient engagé lui aussi! Ce documents sont d’ailleurs d’une valeur inestimables de part la qualité de la graphie et des plans d’une extrême application de la part de son auteur. On a voulu, dériver le Vidourle à partir de la Roque d’Aubais jusqu’au pont de Lunel, montant des opérations estimés à 470000 francs par De Cauquis, prés du double par Mr Duponchel ingénieur en chef des ponts et chaussés du bureau hydraulique de notre région. Ce dernier s’est formellement opposé à la création de canal. Finalement il n’eut pas court.



Une solidarité institutionnalisé.



Mais je m'égard de mon sujet. Il s’agit de la charité. Et du chambardement que cette notion a subie durant la crise phylloxérique. On s’entraidait, on se réunissait pour se défendre de la crise. Mais cela n’est que le prémisse à bien des changements. Notamment le début de la mutualisation avec l’apparition du secours mutuel, puis des prévoyant de l’avenir, société de l’amitié, syndicat des ouvriers agricoles et autres qui devraient débouché à la création de la cave coopérative en 1929. Mais ce n’est pas la le plus important dans ce que j’ai pu découvrir. Ce qui m’a attiré l’attention plus qu’autre chose, c’est le changement dans une tournure sémantique. Lors de la séance du 7 Octobre 1904 les ateliers de charité, changent de noms. On les appelle désormais atelier de solidarité.

Solidarité, le mot est lancé ! Tout est dans ce terme. Il marque dans les faits des délibérations du conseil municipale, philosophiquement et juridiquement l’aboutissement d’un processus débuté lors de la révolution en France. Notamment dans le domaine de la sécurité du travail et de la protection social qui est assuré. Par qui désormais ? Par l’Etat. Je considère donc la solidarité non pas simplement comme une forme laïcisé de la charité, mais comme sa rationalisation et illustrant une nouvelle théorisation de la société, ce que l’on appèlerait aujourd’hui un nouveau contrat social. Mais elle marque aussi un changement de nature de la pauvreté. Se fondant sur les fondations de l’ancienne société, elle demande la contribution de tous. Plus particulièrement sous forme pécuniaire ou en prestation en nature au début, puis juste en argent. Cependant, elle va paradoxalement contribuer à isoler les gens les uns des autres. En désolidarisant inexorablement les liens personnels qui pouvaient exister entre deux personnes qui s’entraidaient. En le remplaçant par des liens informels entre « individus ». Le progrès et l’intérêt vont par la suite peux à peux prendre le dessus. David Humes avait donc raison. En fin de compte tout n’est qu’intérêt.


1 Pierre le GUERINEL Une société d’exclusion Manuel de culture générale par Pierre Le Guérinel, ed PUF, Novembre 2000, France, Chapitre VII-Exclusion page 285 à 334.